• liana

Et si nous parlions un peu de la crise de milieu de vie ?

Aaah, la fameuse crise de la quarantaine, celle du démon de midi (et de minuit ?)

Vaste sujet , vaste sujet !

L’ayant vécu, je me pose encore des questions..


Tout d’abord, la quarantaine ? en fait la plage reconnue est 45-55 ans, mais elle peut survenir plus tôt ..Ou plus tard.


Elle provoque en général une remise en question totale de la personne, surtout un questionnement identitaire, un questionnement sur ses valeurs, sur son passé et ses rêves initiaux, avec une comparaison avec sa situation présente, ses réalisations, les futurs qu’elle pressent. Et les écarts !

Elle provoque en général des remous (pour ne pas dire plus) dans la vie sociale, personnelle, familiale, professionnelle.

Elle peut survenir seule ou suite à des incidents (ou accidents) de vie, des rencontres, des lectures..


Nul n’est à l’abri !


Comment la définir ?

En général, nous passons la première partie de notre vie à nous bâtir, bâtir notre sécurité, travailler à notre intégration dans le monde, la société .

Nous cherchons à être reconnu selon les critères habituels du groupe dans lequel nous évoluons. Parfois, nous nous soumettons à la pression familiale, nous conformons à ses édits. Nous cherchons à être accepté.

Ce sont les 4 premiers degrés de la pyramide de Maslow

Et puis, un jour, vient la prise de conscience.. Les premières failles, le questionnement, les doutes le bilan..

Et puis, la confrontation avec son Vrai Moi, celui que l’on a parfois (voir souvent) refoulé, occulté.. Les rêves, les aspirations profondes.. Le masque si longtemps porté (celui qui nous a également abusé dans le miroir) tombe !

La confrontation avec le groupe social débute, plus ou moins brutale. Gare aux turbulences ! D’autant qu’en général, la personne se découvre une nouvelle adolescence (si j’ose prendre cette image) et semble agir dans la frénésie, l’accumulation d’actes longtemps refoulés

A l’inverse, la personne peut aussi plonger dans la dépression

Puis vient l’intégration (ou la reconstruction) de la personne, en accords avec ses (nouvelles ? pas tant que çà) valeurs. Parfois, il y a changement total d’environnement, de relations. Parfois, certains éléments demeurent.

Au final, la personne va vers l’individuation

Et le cycle arrive au 5e degré de la pyramide de Maslow


La crise du milieu de vie peut se voir comme un travail de deuil, de maturation, de libération, d’extériorisation, d'individuation..


Certains parlent de réalisation de désirs ; Personnellement je persiste à parler de besoins (les mêmes besoins qui ont régis la première partie de vie, les besoins vitaux, mais réorientés, moins pollués par les interventions extérieures)


Une quête de Soi, une quête du Soi ?

Un passage incontournable ?

Une crise ou des crises ?

En résumé, pas si simple, n'est ce pas ?


Si vous êtes la personne la vivant, soyez rassurée.. Il s’agit d’un processus normal. Il s’agit simplement de savoir le canaliser, l’utiliser. Et de ne pas se mettre en danger.


Si vous êtes un personne de l’entourage, réfléchissez au processus. Interrogez-vous sur vos valeurs , la relation qui vous lie, vos besoins , vos attentes (parfois, un effet boule de neige est possible). Tachez de garder un minimum de communication. Évitez la rationalisation, l'autre vit dans l’émotion.


Mais je le rappelle , cette crise identitaire peut toucher tout le monde, à n’importe quel âge (ne pas confondre avec le crise d’adolescence) et de quelque façon qu’elle se déroule, ses impacts sont irréversibles. Rien n’est plus comme avant.


Peut-être qu’un bilan régulier sur son positionnement, ses croyances, ses valeurs peut éviter l’explosion (la cocotte-minute me parait être une bonne illustration) et permettre une transition plus écologique pour toutes les parties concernées ?


Peut-être !

Qui sait ?

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